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Économie ivoirienne : les investissements qui transforment le quotidien

Économie ivoirienne : les investissements qui transforment le quotidien

Économie ivoirienne et investissements dans les infrastructures

Une croissance qui se mesure aussi sur le terrain

À Abidjan comme dans les villes de l’intérieur du pays, les transformations sont visibles. Une route réhabilitée facilite le déplacement des habitants et l’évacuation des produits agricoles. Un centre de santé rapproche les soins spécialisés des populations. Un forage permet à un village d’accéder plus facilement à l’eau potable. Dans certaines localités rurales, l’arrivée de l’électricité ou d’Internet change même les habitudes quotidiennes.

Derrière ces changements, il y a une question centrale : comment la croissance économique peut-elle améliorer concrètement les conditions de vie ?

C’est précisément le lien que le gouvernement ivoirien met en avant. Lors de son adresse à la nation du 6 août, le président Alassane Ouattara a une nouvelle fois insisté sur le dynamisme de l’économie ivoirienne et sur la nécessité de transformer les performances économiques en progrès sociaux.

« Cette performance n’a de sens que si elle améliore concrètement la vie de nos concitoyens », a déclaré le chef de l’État.

Depuis plus d’une décennie, les investissements publics se sont multipliés dans les infrastructures, la santé, l’eau potable, l’électricité, les routes et la connectivité numérique. Le bilan des réalisations enregistrées entre 2011 et 2025 permet d’en mesurer l’ampleur dans plusieurs régions du pays.

Santé : rapprocher les soins des populations

Pour une personne souffrant d’une maladie nécessitant des soins réguliers, la distance entre son domicile et un centre spécialisé peut devenir une véritable épreuve. C’est notamment le cas des patients nécessitant des séances d’hémodialyse.

Dans le Haut-Sassandra, l’ouverture d’un centre d’hémodialyse au Centre hospitalier régional de Daloa a permis de renforcer l’offre de soins spécialisés dans la région.

La prise en charge bénéficie également d’une subvention publique. Dans les centres d’hémodialyse publics, le coût d’une séance est fixé à 1 750 FCFA, grâce au soutien de l’État.

À Zoukougbeu, les infrastructures sanitaires ont également été renforcées. Depuis juillet 2023, l’hôpital général dispose d’une nouvelle maternité comprenant un service de gynécologie équipé de matériel médical moderne.

Ces investissements traduisent une volonté de rendre les soins plus accessibles, notamment en dehors d’Abidjan.

Des routes pour désenclaver les localités

Le développement économique ne se limite pas aux grands centres urbains. Dans les régions agricoles, l’état des routes peut directement influencer la vie des producteurs.

Une route praticable permet de rejoindre plus rapidement un marché, facilite le transport des marchandises et réduit les difficultés rencontrées pendant certaines périodes de l’année.

En 2024, le linéaire des routes bitumées en Côte d’Ivoire était estimé à environ 8 500 kilomètres. Plusieurs axes ont ainsi été construits, réhabilités ou renforcés au fil des années.

Dans la Marahoué, l’axe Bouaflé-Sinfra, long de 46 kilomètres, a notamment été entièrement bitumé.

Pour les populations concernées, ces infrastructures représentent bien plus qu’un chantier. Elles raccourcissent les distances, facilitent les échanges et peuvent contribuer à ouvrir davantage les zones rurales aux activités économiques.

Eau potable : des projets qui changent le quotidien

L’accès à l’eau potable reste l’un des enjeux essentiels du développement. Dans de nombreuses localités, disposer d’une source d’eau fiable signifie moins de temps consacré à la recherche de l’eau et de meilleures conditions sanitaires.

La production quotidienne d’eau potable en Côte d’Ivoire a atteint 1 004 944 m³ par jour en 2024, selon les données avancées dans le bilan présenté.

Dans la région des Grands-Ponts, Grand-Lahou a notamment bénéficié de la construction d’une nouvelle station d’eau. L’infrastructure a permis de répondre à une situation de pénurie qui affectait durablement la population.

D’autres réalisations ont accompagné ce projet, notamment trois systèmes d’hydraulique villageoise dans les localités de Koffikro, Edouardkro et Bernardkro.

Plus au nord, à Souleymanekaha, village situé sur l’axe Katiola-Dabakala, un forage équipé de pompes fonctionnant à l’énergie solaire est venu renforcer l’accès à l’eau.

Électricité : la transformation des villages

Lorsque l’électricité arrive dans une localité, le changement ne se limite pas à l’éclairage des maisons.

Le soir, les rues deviennent plus animées. Les commerces peuvent prolonger leurs activités. Les familles peuvent utiliser des équipements électroménagers et les jeunes disposent de meilleures conditions pour étudier.

Le taux d’accès à l’électricité en Côte d’Ivoire a atteint 99,2 %, selon les chiffres présentés dans le bilan.

Dans le district des Montagnes, l’exemple de Guinglo-Zagna, dans la région du Guémon, illustre cette transformation. Une fois la nuit tombée, les lampadaires éclairent désormais les rues du village.

Dans les foyers, téléviseurs, antennes paraboliques et congélateurs témoignent également de l’évolution des conditions de vie.

Le numérique gagne aussi les zones rurales

La transformation économique s’accompagne désormais d’un autre enjeu : la connexion des populations au numérique.

À Kotolo, dans le département de Dabakala, l’inauguration, le 24 janvier 2025, d’un site radioélectrique de connexion à Internet a ouvert de nouvelles possibilités aux habitants.

Téléphoner, recevoir un appel ou participer à une conversation vidéo depuis une localité rurale peut sembler banal dans les grandes villes. Pour certaines communautés éloignées des centres urbains, cette connexion représente pourtant une avancée importante.

Le site de Kotolo s’inscrit dans le Programme national de connectivité rurale (PNCR), qui prévoit de connecter 575 localités rurales à travers le pays.

L’objectif dépasse donc la simple couverture téléphonique. Il s’agit aussi de réduire progressivement la fracture numérique et de permettre aux populations rurales de bénéficier davantage des opportunités offertes par Internet.

Le défi du prochain quinquennat

Routes, hôpitaux, eau potable, électricité, Internet : les investissements réalisés au cours des dernières années dessinent une même ambition, celle de faire en sorte que la croissance économique produise des effets visibles dans les territoires.

Mais le développement reste un processus continu. L’enjeu consiste désormais à consolider ces acquis, à améliorer la qualité des services et à poursuivre les investissements là où les besoins restent importants.

C’est dans cette perspective que la Côte d’Ivoire a lancé son Plan national de Développement (PND) 2026-2030.

Le nouveau plan fixe notamment l’objectif de faire du pays une économie à revenu intermédiaire de la tranche supérieure à l’horizon 2030.

Pour les populations, cette ambition prendra surtout son sens dans les réalités du quotidien : une route qui rapproche un village, un centre de santé qui évite un long déplacement, une eau potable disponible au robinet, une maison éclairée ou une connexion Internet accessible.

Car au-delà des indicateurs économiques, la véritable mesure du développement se trouve aussi dans ces changements parfois discrets, mais qui transforment progressivement la vie de millions d’Ivoiriens.

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