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Ghana : Accra dément une dette envers Pretoria

Ghana : Accra dément une dette envers Pretoria

Le Ghana rejette toute demande de remboursement liée au retour de ses ressortissants d’Afrique du Sud. Accra affirme avoir financé lui-même les opérations.

Le Ghana veut mettre fin à la polémique autour du coût du rapatriement de ses ressortissants depuis l’Afrique du Sud. Accra affirme avoir entièrement financé les opérations et assure ne devoir aucun remboursement à Pretoria.

Cette mise au point intervient après la diffusion d’informations évoquant une facture de 18 millions de dollars adressée par l’Afrique du Sud à plusieurs pays africains.

Accra répond aux informations sur une facture

Dans un communiqué publié jeudi, le ministère ghanéen des Affaires étrangères a rejeté toute obligation financière envers les autorités sud-africaines.

Selon Accra, le Ghana n’a demandé ni soutien financier ni assistance matérielle à Pretoria pour organiser le retour de ses citoyens.

Le gouvernement précise avoir financé les opérations avec l’appui de partenaires ghanéens. Il affirme donc que le Ghana ne fait pas partie des pays susceptibles de rembourser les dépenses engagées par l’Afrique du Sud.

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Plus de 1 600 Ghanéens rapatriés

Cette réponse intervient dans un contexte particulièrement tendu en Afrique du Sud. Depuis mai 2026, les autorités ghanéennes ont organisé le retour de plus de 1 600 ressortissants.

Ces opérations font suite aux violences et attaques xénophobes qui ont visé des étrangers dans plusieurs zones du pays.

Face aux risques pour leurs citoyens, les autorités ghanéennes ont donc lancé des opérations de rapatriement. Le dispositif prévoit également un accompagnement après l’arrivée au Ghana.

Les personnes rapatriées peuvent notamment recevoir des fonds de réintégration et une aide au transport. Ces mesures doivent faciliter leur retour dans leurs communautés d’origine.

Le contexte des tensions xénophobes

L’Afrique du Sud connaît depuis plusieurs années des épisodes de violences visant des ressortissants étrangers. Les tensions portent notamment sur l’emploi, le logement et l’accès aux ressources.

Ces violences ont régulièrement provoqué des réactions diplomatiques de la part des pays concernés. Le Ghana a choisi de privilégier le retour de ses ressortissants lorsque leur sécurité s’est retrouvée menacée.

C’est dans ce contexte que les opérations engagées depuis mai 2026 ont pris de l’ampleur.

Le Ghana maintient sa position

Pour Accra, la question financière ne change donc pas sa priorité : assurer la sécurité de ses citoyens à l’étranger.

Le ministère des Affaires étrangères réaffirme sa volonté d’intervenir rapidement lorsque des Ghanéens se retrouvent en danger.

Le gouvernement a également salué le président John Mahama ainsi que les partenaires nationaux ayant participé au financement des opérations.

Les autorités ghanéennes assurent enfin qu’elles continueront à suivre la situation de leurs ressortissants encore présents en Afrique du Sud.

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