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Kossandji : 18 personnes inculpées après les violences meurtrières

Kossandji : 18 personnes inculpées après les violences meurtrières

La justice ivoirienne poursuit son enquête après les violences survenues à Kossandji, dans le département d’Alépé. Dix-huit personnes ont été inculpées et placées sous mandat de dépôt.

Les affrontements avaient éclaté le 4 août dans cette localité de la sous-préfecture de Danguira. Un différend entre plusieurs communautés avait alors dégénéré en violences meurtrières.

Sept morts dans les affrontements

Le bilan officiel fait état de sept décès et de plusieurs blessés. Une personne reste également portée disparue.

Les violences ont aussi provoqué d’importants dégâts matériels. Des biens et des habitations ont notamment subi des dommages.

Face à la gravité des faits, le parquet du tribunal de première instance d’Abobo a ordonné l’ouverture d’une enquête.

Dix-huit suspects devant la justice

Les investigations ont permis d’interpeller 18 personnes. Les suspects ont ensuite été présentés au procureur de la République.

Une information judiciaire a été ouverte afin de déterminer précisément les responsabilités de chacun.

Les personnes poursuivies font face à plusieurs chefs d’accusation. La justice leur reproche notamment des faits de meurtre, de troubles à l’ordre public et de détention illégale d’armes.

Le dossier comprend également des accusations de coups et blessures volontaires, de vol en réunion et de destruction de biens.

Les suspects ont tous été placés sous mandat de dépôt, selon le parquet d’Abobo.

Le foncier au cœur des tensions

Kossandji se trouve à une soixantaine de kilomètres au nord-est d’Abidjan. La zone connaît régulièrement des tensions liées à l’accès aux terres rurales.

Les conflits opposent parfois des populations autochtones à des communautés installées depuis plusieurs années dans la région.

Cette situation pousse les autorités à renforcer les mécanismes locaux de prévention. Des comités de veille participent notamment à la surveillance des zones à risque.

Le gouvernement mise également sur le dialogue entre les communautés. La sécurisation des droits fonciers coutumiers figure aussi parmi les pistes privilégiées.

Une enquête pour établir les responsabilités

Avec l’ouverture de l’information judiciaire, la justice doit désormais déterminer le rôle de chaque personne impliquée dans les violences.

Les autorités veulent aussi éviter une nouvelle escalade dans la région.

Le dossier de Kossandji intervient dans un contexte où les questions foncières restent sensibles dans plusieurs zones rurales de Côte d’Ivoire.

La procédure judiciaire devra donc établir les responsabilités dans les affrontements du 4 août et permettre de faire la lumière sur les circonstances ayant conduit à la mort de sept personnes.

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