Le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) a annoncé la libération de Moïse Lida Kouassi. L’ancien ministre d’État a aussi dirigé le ministère de la Défense sous Laurent Gbagbo.
Le parti n’a pas donné les raisons de cette remise en liberté. En revanche, il affirme que son responsable traverse une période de convalescence.
Cette décision intervient plusieurs mois après son incarcération. Elle marque une nouvelle étape dans une procédure judiciaire très suivie.
Une affaire liée aux violences de 2025
Les autorités avaient arrêté Moïse Lida Kouassi en août 2025. Elles avaient également interpellé Koné Boubakar, ancien ambassadeur de Côte d’Ivoire en Afrique du Sud.
Les enquêteurs les soupçonnaient d’être impliqués dans les violences commises à Yopougon. Ces incidents avaient éclaté dans la nuit du 1er au 2 août 2025. Un autobus de transport public avait été incendié. Un véhicule de police avait aussi subi d’importantes dégradations.
Quelques jours plus tard, le procureur Koné Braman avait annoncé l’ouverture d’une information judiciaire. Le parquet reprochait aux deux hommes plusieurs infractions. Parmi elles figuraient des actes terroristes présumés, un complot contre l’autorité de l’État et une participation à un mouvement insurrectionnel.
Selon le ministère public, plusieurs personnes arrêtées avaient cité leurs noms au cours de l’enquête. De leur côté, les deux hommes ont toujours rejeté ces accusations.
Un parcours judiciaire déjà ancien
Cette affaire ne constitue pas la première procédure visant l’ancien ministre. Après la crise postélectorale de 2010-2011, il avait trouvé refuge au Togo.
Les autorités togolaises l’ont arrêté à Lomé en juin 2012. Elles l’ont ensuite remis à la justice ivoirienne.
Puis, en octobre 2014, la justice a engagé une nouvelle procédure contre lui. Les poursuites concernaient notamment une atteinte présumée à la sûreté de l’État. Son procès s’est ouvert en janvier 2018. Depuis le début de cette affaire, Moïse Lida Kouassi conteste l’ensemble des faits qui lui sont reprochés.
Ibrahim Zigui bénéficie aussi d’une décision favorable
Par ailleurs, l’artiviste Ibrahim Zigui a lui aussi retrouvé la liberté. La Cour d’appel d’Abidjan lui a accordé une libération sous caution.
Son avocat, Me Ange Rodrigue Dadjé, a salué cette décision. Toutefois, il a rappelé que son client reste à la disposition de la justice. La procédure judiciaire se poursuit donc.

