Trente-cinq ans de direction masculine viennent de prendre fin à la Maison de la Presse d’Abidjan-Plateau. Ce dimanche 7 juin, la journaliste Marie-Laure N’Goran a transformé l’élection de l’UNJCI 2026 en un tournant historique. Connue pour sa présentation du journal de vingt heures sur la RTI, elle devient la toute première femme présidente de l’organisation faîtière depuis sa création en 1991.
Les chiffres d’un duel historique pour les médias
Face à elle, le duel s’annonçait serré. La présentatrice vedette était opposée à Stéphane Bahi, journaliste à l’hebdomadaire L’Éléphant Déchaîné. Le verdict des urnes a finalement offert une victoire nette à la candidate.
Le dépouillement final a scellé son succès avec deux cent quarante-quatre voix contre cent soixante et une pour son confrère. Trois bulletins ont été déclarés blancs. Marie-Laure N’Goran succède ainsi officiellement au président sortant, Jean-Claude Coulibaly.
Les grands défis de la nouvelle présidence
Cette élection de l’UNJCI propulse une professionnelle aguerrie à la tête d’un secteur en pleine mutation. L’enthousiasme suscité par son arrivée s’accompagne d’une feuille de route particulièrement dense. La nouvelle équipe va devoir guider la presse ivoirienne à travers la transition digitale. C’est un impératif pour s’adapter aux nouveaux modes de consommation de l’information.
À cela s’ajoute le défi majeur de la crédibilité. Les fausses nouvelles et la désinformation menacent quotidiennement le pacte de confiance avec le public. Sur le plan social, la présidente s’est engagée à œuvrer pour l’amélioration concrète des conditions de vie et de travail des journalistes.
Une nouvelle dynamique pour la presse ivoiriène
Peu après la proclamation des résultats, la nouvelle dirigeante a exprimé sa profonde gratitude. Elle a affirmé que cette marque de confiance l’honorait. Elle a promis de guider l’union avec responsabilité, humilité et détermination.
Ce douzième Congrès ordinaire a également permis de rappeler l’importance cruciale de la déontologie. Les débats ont prouvé que la quête de modernité exige le respect des valeurs fondamentales du métier. En installant ce nouveau leadership, l’UNJCI s’offre un second souffle. Le monde des médias attend désormais les premières réformes concrètes pour le rayonnement du journalisme ivoirien.

