Le gouvernement ivoirien suit la situation de très près. Lors de sa visite sur le terrain, le ministre a constaté l’effervescence du parc d’Anyama. Ce site est la plaque tournante du bétail dans le District d’Abidjan.
Actuellement, les commerçants proposent déjà près de 165 000 têtes de moutons pour la fête. Le besoin global du pays atteint 350 000 têtes pour la période. Heureusement, les convois de bétail arrivent massivement chaque jour. Selon le responsable du site, Goran Modeste, le parc accueille quotidiennement entre 30 et 90 camions. Chaque véhicule transporte jusqu’à 354 ovins. Ce hub officiel alimente ensuite les différents marchés annexes des communes de la capitale.
Des prix adaptés à tous les budgets
La réalité du terrain contredit les tarifs alarmistes diffusés sur Internet. Les prix s’adaptent aux capacités financières de chaque chef de famille. Le ministre Ibrahim Kalil Konaté affirme que les acheteurs trouveront des animaux adaptés à leurs ressources. Les tarifs commencent ainsi à 75 000 FCFA et montent jusqu’à plus de 250 000 FCFA.
Pour les bêtes d’exception, les prix changent. Issiaka Sawadogo, président de la filière bétail-viande de l’Afrique de l’Ouest, précise que les plus gros béliers coûtent entre 375 000 et 425 000 FCFA. L’offre abondante sature actuellement le marché, ce qui garantit la stabilité des coûts.
Des frontières fluides pour stopper le racket
La Côte d’Ivoire diversifie ses flux d’importation pour réussir ce défi logistique. Les autorités facilitent le transit des camions depuis les postes frontaliers majeurs. Les forces de l’ordre surveillent particulièrement les axes de Pogo, Ouangolo, Tengréla, Drobo et Noé.
Cette fluidité routière s’accompagne d’une lutte active contre le racket. L’Unité de Lutte contre le Racket élimine les taxes informelles et les contrôles intempestifs. Cette action évite une hausse artificielle des prix pour le consommateur final.
Un appel pressant à la jeunesse ivoirienne
La gestion de la Tabaski 2026 révèle aussi un défi structurel pour l’économie ivoirienne. Actuellement, les éleveurs locaux couvrent seulement 44 à 45 % des besoins nationaux en bétail. La Côte d’Ivoire dépend donc des importations de la sous-région pour plus de la moitié de sa consommation.
Le ministre invite la jeunesse et les investisseurs à saisir cette opportunité. Les Ivoiriens doivent conquérir les 56 % de parts de marché restantes. Cette ambition s’inscrit dans la vision du Président de la République. Une meilleure structuration de la filière bétail-viande crée des emplois massifs et renforce l’autosuffisance alimentaire du pays.

