Une porte blindée qui empêche le sauvetage
Toujours selon Linfodrome, les voisins, alertés par les flammes et les cris, ont tenté d’intervenir immédiatement. Munis de seaux d’eau et de sable, ils ont tout fait pour briser la porte et pénétrer dans la maison. Malheureusement, la porte blindée a retardé leur action, rendant les secours inefficaces.
Quand ils ont enfin réussi à entrer, le drame était déjà consommé. Les cinq corps ont été découverts gisant au sol, sans traces apparentes de brûlures. D’après les témoins, la fumée épaisse aurait provoqué leur asphyxie avant que les flammes ne les atteignent.
L’absence de pompiers pointée du doigt
Ce drame a mis en évidence un problème récurrent à Agnibilékro : l’absence de caserne de pompiers dans la ville. Les habitants dénoncent un manque cruel d’infrastructures de secours, qui aurait pu, selon eux, éviter cette tragédie.
“Si les pompiers étaient sur place, on aurait peut-être pu les sauver”, témoigne un habitant.
Face à l’ampleur du choc, les autorités locales appellent à la prudence et à une meilleure prévention des incendies domestiques, notamment dans les zones résidentielles.
Un quartier et une ville en deuil
Le quartier Liberté est aujourd’hui plongé dans la tristesse. Les habitants ont organisé une veillée en mémoire de la famille disparue. Des messages de solidarité affluent sur les réseaux sociaux, exprimant douleur, colère et incompréhension.
Le drame d’Agnibilékro relance le débat sur la sécurité civile en Côte d’Ivoire, et sur la nécessité d’équiper toutes les grandes localités d’un service d’incendie et de secours opérationnel.

