Mardi, Ousmane Sonko a présenté le projet devant les députés afin de durcir les peines pour homosexualité.
Désormais, toute personne commettant un acte contre-nature risque cinq à dix ans de prison, au lieu de un à cinq ans auparavant.
En outre, il a souligné : « Si l’acte concerne un mineur, le juge ne pourra ni réduire la peine ni accorder de sursis ». Ainsi, le projet précise clairement les limites légales et l’application stricte des sanctions.
Définition et nouvelles sanctions
Le projet définit l’homosexualité comme tout acte sexuel ou à caractère sexuel entre deux personnes de même sexe.
De plus, il prévoit de punir l’apologie de l’homosexualité. Toute personne qui en fera la promotion pourra être emprisonnée de trois à sept ans, renforçant ainsi les peines pour homosexualité.
Par conséquent, le texte vise à encadrer strictement les comportements et à limiter leur promotion dans le pays.
Contexte et arrestations récentes
Le Sénégal, pays majoritairement musulman, connaît depuis plusieurs semaines une série d’arrestations pour homosexualité présumée.
Le 7 février, 12 hommes ont été interpellés, dont deux célébrités locales. Plusieurs ont été testés séropositifs et accusés de transmission volontaire du VIH et mise en danger de la vie d’autrui.
Depuis, la presse locale rapporte une trentaine d’arrestations, ce qui reflète la fermeté du gouvernement.
Réactions sociales et manifestations
Ces dernières années, la question de l’homosexualité a souvent divisé la société sénégalaise. Par ailleurs, elle est perçue comme une influence occidentale étrangère aux valeurs locales.
En conséquence, plusieurs manifestations religieuses ont eu lieu pour demander un durcissement des peines pour homosexualité. Ainsi, le projet de loi répond aussi aux pressions sociales et culturelles.

