Dans un communiqué, le Fonds des Nations unies pour l’Enfance (UNICEF) a indiqué, ce mercredi 3 septembre 2025, une baisse du taux de scolarisation dans certains pays d’Afrique, particulièrement la Côte d’Ivoire et le Mali.
Six millions d’enfants supplémentaires risquent d’être déscolarisés l’an prochain en raison des coupes dans l’aide publique au développement. C’est le cri d’alarme qu’a lancé, ce mercredi 3 septembre 2025, l’Unicef dans un communiqué.
L’Unicef indique que, pour le seul secteur de l’éducation, l’aide “se verra diminuée de 3,2 milliards de dollars, soit une baisse de 24 % par rapport à 2023”. L’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale seraient les plus menacées.
Ces déscolarisations toucheront principalement l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale. 1,9 million d’enfants risquent de ne plus pouvoir aller à l’école. En cause, les diminutions des aides publiques aux États-Unis, chiffrée à 3,2 milliards de dollars pour 2026, mais également en Europe, dont les systèmes éducatifs de nombreux pays sont très dépendants à travers le monde. Par conséquent, 28 pays perdront au moins un quart de l’aide en faveur de l’éducation.
“La Côte d’Ivoire et le Mali, qui font partie des plus à risque, sont déjà des pays très vulnérables. Le déclin des effectifs peut atteindre 4% soit respectivement 340 000 élèves en moins en Côte d’Ivoire et 180 000 élèves en moins au Mali”, détaille Maevasoa Andrianaivohery, chargée de plaidoyer à l’Unicef dans le secteur de l’éducation.
Au Moyen-Orient et en Afrique, le taux de déscolarisation pourrait aller à 1,4 million d’enfants supplémentaires. L’Unicef appelle désormais les pays donateurs et les pays partenaires à protéger le droit à l’éducation. Selon la chargée de plaidoyer, il faut “préserver les financements alloués à l’éducation, notamment dans les situations d’urgence, et flécher au moins 50 % des financements vers les pays les moins avancés qui sont eux les plus touchés par ces coupes-là”.
Bekanty N’ko

