Le procès de Yapo Yapo Calice s’est tenu le vendredi 27 février 2026 au tribunal de première instance d’Abidjan. Le ministère public a requis une peine de trois ans d’emprisonnement avec sursis, assortie d’une amende de 500 000 Fcfa, contre le secrétaire exécutif en chef du Parti démocratique de Côte d’Ivoire–Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA).
L’audience s’est déroulée en présence de nombreux militants et proches du responsable politique, venus lui témoigner leur soutien dans un climat marqué par une forte mobilisation.
Des accusations liées à des troubles à l’ordre public
Au cœur du procès de Yapo Yapo Calice, les faits reprochés portent sur des « troubles à l’ordre public ». Selon le parquet, les éléments versés au dossier constituent des infractions pénales caractérisées.
Durant les débats, le ministère public a estimé que les déclarations et agissements attribués au dirigeant politique ont dépassé le cadre légal. Pour l’accusation, ces faits justifient une condamnation, même si la peine requise reste assortie du sursis.
Une défense qui plaide l’activité politique légitime
En réponse, les avocats de Yapo Yapo Calice ont contesté fermement l’analyse du parquet. Selon eux, les faits incriminés relèvent de l’exercice normal des activités politiques et s’inscrivent dans le cadre des libertés publiques garanties par la loi.
La défense a ainsi plaidé la relaxe pure et simple. Elle soutient que le dossier ne démontre ni intention délictueuse ni volonté manifeste de troubler l’ordre public. Pour les conseils du prévenu, aucune preuve tangible ne permet d’établir la matérialité des infractions alléguées.
Un verdict attendu dans les prochains jours
À l’issue des plaidoiries, le tribunal a mis l’affaire en délibéré. Le verdict du procès de Yapo Yapo Calice est attendu dans les prochains jours.

