Un pays à l’arrêt à cause du manque de carburant
Depuis plusieurs jours, le Mali fait face à une crise énergétique majeure. L’absence de carburant a provoqué une paralysie des transports : taxis, bus et motos sont cloués au sol, rendant les déplacements presque impossibles.
Conséquence directe : les établissements scolaires et universitaires ont suspendu leurs activités jusqu’à nouvel ordre. Les élèves et étudiants, incapables de se rendre en cours, sont contraints de rester chez eux.
Coupures d’électricité et vie quotidienne bouleversée
Les difficultés ne se limitent pas au carburant. L’électricité est désormais rationnée, avec seulement six heures d’alimentation par jour à Bamako. Dans d’autres régions comme Mopti, certaines localités sont restées plus de quinze jours sans courant.
Cette situation complique la vie des ménages et des entreprises, qui peinent à poursuivre leurs activités dans un contexte déjà tendu.
Denrées alimentaires en baisse, inquiétudes en hausse
Les conséquences économiques commencent à se faire sentir : les denrées alimentaires se raréfient, et leurs prix flambent sur les marchés. Les commerçants peinent à s’approvisionner, faute de moyens de transport.
La population, déjà éprouvée par les coupures d’énergie, fait face à une crise humanitaire latente.
Témoignages sur place
Des journalistes et témoins à Bamako confirment qu’il n’y a pratiquement plus de circulation dans la capitale. Les stations-service sont à sec, les files d’attente s’étirent parfois sur plusieurs kilomètres lorsqu’une livraison de carburant est annoncée.

