À l’occasion du passage à la nouvelle année, Pascal Affi N’Guessan, président du Front populaire ivoirien (FPI), a adressé un message au peuple ivoirien.
Dans cette déclaration, il dresse un bilan critique de la vie politique nationale et appelle l’opposition à une profonde remise en question.
Une incapacité à bloquer le quatrième mandat d’Alassane Ouattara
Selon le leader du FPI, l’année 2025 a révélé les limites de l’opposition ivoirienne.
Il reconnaît que les forces opposées au pouvoir n’ont pas réussi à empêcher la candidature du président Alassane Ouattara à un quatrième mandat.
Par ailleurs, elles n’ont pas pu imposer des élections inclusives, transparentes et démocratiques.
En se projetant vers 2026, Pascal Affi N’Guessan assume clairement ces échecs.
Pour une opposition unie, crédible et responsable
Face à cette situation, Pascal Affi N’Guessan appelle à un réveil collectif.
Il plaide pour une opposition rassemblée, capable de mobiliser les citoyens et de défendre les libertés fondamentales.
Cependant, il met en garde contre les calculs personnels, les ambitions qu’il juge sectaires et les initiatives solitaires.
Selon lui, ces pratiques fragilisent le combat démocratique.
« Notre peuple souffre de nos clivages », souligne-t-il.
Dépasser les divisions pour répondre aux attentes du peuple
Le président du FPI exhorte l’ensemble des leaders de l’opposition à surmonter leurs divisions.
Pour lui, l’unité représente une nécessité historique afin de répondre aux aspirations démocratiques du peuple ivoirien.
Il appelle ainsi à la construction d’une opposition forte, enracinée dans les réalités populaires, capable d’incarner une véritable alternative politique.
Un climat politique jugé de plus en plus restrictif
Pascal Affi N’Guessan estime que l’année 2025 a marqué un recul démocratique en Côte d’Ivoire.
Il dénonce notamment des atteintes aux libertés syndicales, des restrictions visant la société civile, ainsi que des arrestations et condamnations qu’il juge arbitraires de militants de l’opposition.
Un processus électoral vivement contest
Le leader du FPI critique également le processus électoral d’octobre 2025.
Il accuse le pouvoir d’avoir refusé de créer les conditions d’un scrutin équitable.
Selon lui, des candidats majeurs de l’opposition ont été exclus, tandis que des pratiques telles que la corruption électorale et l’utilisation des ressources de l’État à des fins partisanes auraient faussé la compétition.
Un appel à préserver l’unité nationale
Pour Pascal Affi N’Guessan, ces dérives ont conduit à une concentration excessive du pouvoir.
Il estime que cette situation met en danger la démocratie et la stabilité du pays.
« La Côte d’Ivoire ne peut se permettre l’exclusion politique, la confiscation du pouvoir et la division permanente de son peuple », affirme-t-il.
Il conclut en soulignant que l’hégémonie institutionnelle actuelle n’est ni saine ni durable.

