Une première dans l’histoire de la Ve République
Nicolas Sarkozy, 70 ans, devient le premier ancien chef de l’État à être incarcéré dans une prison française. Cette décision, prononcée par le juge d’application des peines, fait suite à la confirmation en appel de sa condamnation dans l’affaire dite des « écoutes » ou « affaire Bismuth ». Il avait été reconnu coupable de corruption et de trafic d’influence.
Selon plusieurs sources proches du dossier, l’ex-président a été placé dans une cellule individuelle au quartier réservé aux personnalités, dans le respect de sa sécurité.
Une demande de mise en liberté immédiate
Quelques heures seulement après son incarcération, ses avocats, Me Jacqueline Laffont et Me Thierry Herzog, ont déposé une requête de mise en liberté.
« Nous avons confiance dans la justice, mais nous considérons que cette incarcération est une mesure d’une sévérité inouïe », ont-ils déclaré dans un communiqué.
Les défenseurs de Nicolas Sarkozy espèrent une audience rapide devant le juge des libertés et de la détention dans les prochains jours.
Les réactions politiques se multiplient
À droite, plusieurs figures des Républicains dénoncent une décision « excessive » et « politiquement motivée ». À gauche, certains saluent au contraire « un signal fort d’égalité devant la loi ».
L’Élysée, pour sa part, s’est abstenu de tout commentaire, indiquant simplement « prendre acte » de la décision judiciaire.
Un tournant pour l’image de Nicolas Sarkozy
Déjà condamné dans d’autres affaires, l’ancien chef de l’État voit son image une nouvelle fois écornée. Malgré tout, il conserve le soutien d’une partie de son électorat fidèle, qui voit en lui une victime d’acharnement judiciaire.
« Ce n’est pas la fin d’un homme, mais une nouvelle épreuve », confie un proche de l’ex-président.

