Une alerte diplomatique inédite
Le ton est donné par les États-Unis, qui ont exhorté leurs citoyens à quitter immédiatement le Mali. L’ambassade américaine à Bamako insiste sur l’urgence d’emprunter les vols commerciaux encore disponibles, les routes étant désormais considérées comme trop dangereuses.
Dans la foulée, Rome et Berlin publient des messages similaires. Les autorités italiennes évoquent « une situation imprévisible » et conseillent à la soixantaine de ressortissants vivant dans le pays de partir au plus vite.
L’Allemagne et l’Italie rejoignent Washington
Le ministère allemand des Affaires étrangères a mis à jour ses recommandations de voyage sur le site officiel de son ambassade à Bamako. Il invite les Allemands à éviter tout déplacement à l’intérieur du pays et à rentrer dès que possible, privilégiant les vols commerciaux.
Même constat pour l’Italie, qui met en garde contre la pénurie de carburant aggravant les risques logistiques et sécuritaires.
Un blocus du carburant aux effets dévastateurs
Depuis début septembre, le groupe armé Jama’at Nusrat al-Islam wal Muslimin (JNIM) bloque l’approvisionnement du Mali en carburant. Cette stratégie de pression a paralysé la mobilité et désorganisé les services essentiels à Bamako.
La raréfaction de l’énergie perturbe les transports, les hôpitaux et les activités économiques, renforçant la crainte d’un effondrement logistique dans les semaines à venir.
Un isolement diplomatique croissant
Face à cette dégradation, plusieurs chancelleries occidentales réduisent leur présence au Mali, déjà fragilisé par la rupture de coopération avec Paris et la montée en puissance des partenariats russo-maliens.
Les observateurs redoutent désormais un repli international progressif et une fermeture diplomatique du pays, accentuant son isolement au sein du Sahel.

