Les planteurs de cacao en Côte d’Ivoire étaient au cœur des discussions, jeudi 26 février 2026, à Mama. Le président du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire a reçu une délégation de la Nawa venue lui témoigner son attachement et exposer les réalités du terrain.
Un leadership mondial qui ne profite pas assez aux producteurs
Bien que la Côte d’Ivoire domine le marché mondial du cacao, de nombreux producteurs vivent encore dans la précarité. En effet, la volatilité des cours et les marges captées par les intermédiaires réduisent fortement leurs revenus.
Ainsi, Laurent Gbagbo dénonce un paradoxe : le pays reste numéro un mondial, mais les planteurs de cacao en Côte d’Ivoire peinent à vivre dignement de leur travail.
Paiement et transparence : des réformes attendues
Par ailleurs, l’ancien chef de l’État critique certaines pratiques de paiement. Selon lui, un producteur ne devrait jamais repartir avec une simple promesse de règlement après avoir vendu sa récolte.
Il appelle donc à un mécanisme clair, rapide et sécurisé. L’objectif est simple : garantir un paiement immédiat et protéger les exploitants contre l’endettement.
Une question sociale et stratégique
En outre, la filière cacao structure l’économie de régions entières comme la Nawa. Elle représente des milliers d’emplois directs et indirects. Par conséquent, toute réforme du secteur aura un impact national.
En conclusion, Laurent Gbagbo insiste sur la constance en politique. Selon lui, seuls les engagements tenus durablement permettent d’améliorer les conditions de vie des planteurs.

