En Guinée, la tension monte à l’approche du référendum constitutionnel du 21 septembre 2025. Les autorités de transition ont suspendu pour trois mois trois des principaux partis politiques d’opposition.
Parmi eux, le Rassemblement du peuple de Guinée (RPG) de l’ex-président Alpha Condé, l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) de l’ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo, et le Parti du renouveau et du progrès (PRP) de Rafiou Sow.
Le ministère de l’Administration du territoire justifie cette décision par un non-respect des règles prévues par la Charte des partis politiques. Selon le communiqué, ces formations ne seraient pas conformes aux exigences administratives en vigueur.
Mais pour l’opposition, cette suspension est avant tout politique. Elle intervient alors qu’elle prévoyait de manifester dès le 5 septembre contre la tenue du référendum.
Pendant ces 90 jours, ces partis ont interdiction d’organiser des rassemblements, de tenir des réunions, ou de mener toute forme de propagande, que ce soit au niveau national ou local.
Ce durcissement intervient dans un climat déjà tendu. Vingt-quatre autres formations politiques sont également placées « sous réserve » et pourraient être sanctionnées à leur tour.
Bekanty N’ko avec africanews.com

