Installé à Sherbrooke, au Québec, Blessing Dugbeh, 28 ans, a perdu sa résidence permanente canadienne après des condamnations pour crimes sexuels graves. Les faits ont visé des mineures alors qu’il savait être porteur du VIH.
Les autorités canadiennes ont prononcé sa mesure de renvoi, conformément à la loi sur l’immigration. Cependant, l’exécution de cette expulsion est bloquée par un désaccord diplomatique.
Divergence sur sa nationalité
L’ambassade de Côte d’Ivoire à Ottawa conteste que Blessing Dugbeh soit Ivoirien. Elle qualifie d’« inexactes » et « infondées » les informations de Radio‑Canada.
Selon la représentation diplomatique, les premières vérifications ne prouvent pas sa nationalité ivoirienne. L’ambassade demande une rectification publique des médias.
De son côté, Me Emmanuel Kamonyo, avocat de Dugbeh, affirme que son client est né en Côte d’Ivoire d’une mère libérienne. Selon lui, cela devrait suffire à établir sa nationalité ivoirienne.

Implications légales et diplomatiques
Les autorités canadiennes précisent que le refus d’un pays de reconnaître un individu comme ressortissant ne bloque pas automatiquement une expulsion. L’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) peut appliquer un renvoi même si le pays présumé d’origine refuse d’assister au retour.
Cette situation montre que les zones grises du droit international compliquent l’application des mesures d’expulsion. Quand la nationalité est contestée, la coopération entre États devient difficile et les relations diplomatiques peuvent se tendre.

