Plus on avance dans la vie, plus les ex peuvent s’accumuler. Qu’il s’agisse d’amour d’enfance, d’aventures d’un soir ou d’anciens partenaires de vie, la question de savoir s’il est pertinent de maintenir une relation, voire de recoucher avec, semble toujours très périlleuse. Certes, mais si on passait à côté d’une belle histoire, d’une deuxième opportunité, ou d’un nouveau départ ? Voici ce que dit notre petite enquête.
La gestion des ex à l’heure des réseaux sociaux
Au sortir du micro-trottoir sur la gestion des ex (sur la tranche 18- 35 ans), 7 hommes sur 10 et 4 femmes sur 10 estiment que l’on peut rester ami avec un ou une ex. Cependant, dans la pratique, 9 sur 10 des jeunes (hommes et garçons confondus) disent ‘’Niet’’ à l’idée que leur partenaire continue de revoir son ex et/ou le suive sur les réseaux sociaux. Loin d’être un acte anodin, conserver des liens avec son ex provoque même des tensions allant jusqu’à la rupture dans 40 % des couples actuels, en raison des interactions numériques sur les réseaux sociaux où des ex (femmes ou hommes) continuent de se suivre et s’envoyer des messages.
De fait, aujourd’hui, le plus difficile à appréhender à la suite d’une rupture reste les comportements problématiques comme l’espionnage numérique – pour se tenir informé de l’actualité de l’autre – et le revenge porn, qui concernent principalement les hommes. Des exemples sont légions. Même s’ils connaissent un certain coup de frein avec les opérations de la Plateforme de la Lutte contre la cybercriminalité-PLCC- qui se montre intraitable et d’une efficacité remarquable.
À l’heure du digital, les réseaux sociaux deviennent ainsi un terrain miné pour les ex, rendant plus complexe la gestion des relations post-rupture. Et cela aussi bien pour les femmes que pour les hommes.

Les rendez-vous avec les ex doivent-ils être évitées ?
Selon des confidences recueillies hors micro, de nombreux jeunes, adultes, femmes et hommes régulièrement en couple sont déjà ‘’re-sortis’’ avec leur ex, à la suite d’un rendez-vous pour « juste échanger » ou d’une rencontre de circonstance. Tous sexes et âges confondus, c’est près de 38% des adultes (femmes et hommes) interrogés qui avouent se « laissent aller » ou « retenter le coup », pour diverses raisons. Souvent émotionnelles. Parfois nostalgiques. Mais toujours sexuelles. Histoire de« regoûter à la chaleur sexuelle de l’ancien fagot », comme le reconnait Jean-Yves K, 48 ans, infirmier de profession. Ou encore « juste pour voir si elle est toujours aussi légère ou volage », comme l’explique Florent T, 32 ans, commercial dans une entreprise.
Dans ce jeu trouble des ex, les plus aventureux restent les jeunes – hommes surtout (18-35 ans). 43% d’entre eux révèlent s’être déjà « re-tapé » leur ex – en coup d’un soir ou pendant quelques périodes. Cela en profitant des occasions que l’ex-même offrait ou d’un concours de circonstances qu’ils ont exploité connaissant déjà la mentalité ou la légèreté de l’ex en question. Car chez les adeptes de ce sport, il est établit que « quand la passe vient de l’adversaire, il n’y a pas de hors jeu« . Et ainsi, le joueur s’en voudrait plutôt de rater cette occasion de « marquer les buts offerts »… Autant de fois et aussi longtemps que durera ce match.
Chez les 40 ans, la tendance de « rallumer les vieux fagots » tombe à 23 % contre 21% chez les 50 ans, 16% chez les 60 ans et 12 % chez les ‘’doyens’’ (60 ans et +) qui refusent de prendre leur retraite dans l’affaire.
Si certains trouvent ce choix de revoir son ex inoffensif et même bénéfique pour « rallumer le feu » à l’occasion, d’autres vivent des situations tendues, parfois inconfortables pouvant aller à de nouvelles ruptures, avec cette habitude. Au demeurant, qu’il s’agisse d’un homme ou d’une femme, il reste important de bien évaluer la situation avant de s’embarquer dans l’aventure de revoir son ex. Les « anciens feux » se rallument souvent facilement. Mais entre se réchauffer et se brûler, il n’y a toujours aucune garantie et la ligne rouge reste toujours floue.
A. KWACEE

