Dès ses années étudiantes, Chantal Fanny s’est illustrée au sein du Mouvement des élèves et étudiants de Côte d’Ivoire (Meeci). Elle a dirigé l’organisation en 1983 au Lycée Classique d’Abidjan. Titulaire d’un DEA en droit public et d’un DESS en communication, elle a complété sa formation en sciences politiques à l’Université Laval au Canada. Ces acquis ont favorisé son entrée dans la diplomatie en 2006. Elle a gravi les échelons jusqu’à devenir ministre puis ambassadrice plénipotentiaire en 2018. L’élection Chantal Fanny, présidente de l’ Ecofepa vient couronner ce parcours.
Engagement politique local
Parallèlement, elle s’est investie dans la vie politique locale. Élue maire de Kaniasso en 2013 et réélue en 2018, elle a instauré un dialogue permanent avec les populations et mené plusieurs projets structurants. Sénatrice du Folon et vice-présidente du Sénat, elle pilote les dossiers de coopération internationale et de diaspora. Sa carrière combine ainsi diplomatie et politique locale.
Une voix féminine affirmée au niveau régional
Au sein de la Cedeao, Chantal Fanny a occupé les postes de secrétaire générale puis de vice-présidente de l’Ecofepa. Elle milite pour une meilleure représentation des femmes et des jeunes dans les instances décisionnelles. Son approche valorise la gouvernance participative et le rôle crucial des femmes dans la stabilité politique et économique. L’élection de Chantal Fanny, présidente de l’Ecofepa illustre ce leadership.
Une élection symbolique
Très émue lors de sa désignation, elle a dédié sa victoire à sa famille, au président Alassane Ouattara, à la Première Dame Dominique Ouattara et à ses enfants. Elle a lancé un message fort aux élues de la région : « Les étoiles n’ont pas de limites – Stars have no limit. » Son retour à Abidjan, accompagné du Vice-Président nigérian Kashim Shettima Mustapha, a renforcé la dimension symbolique de cette victoire.
Une présidence tournée vers l’intégration régionale
Avec l’élection Chantal Fanny, une nouvelle dynamique de coopération féminine se met en place dans la Cedeao. Son mandat sera marqué par le renforcement de l’intégration régionale, la promotion du leadership féminin et le soutien à une gouvernance inclusive et responsable.

