Le samedi 21 février 2026, Bagohouo, localité située à 28 km de Duékoué, a été le théâtre de violents affrontements communautaires entre jeunes Guéré et ressortissants maliens. Le conflit a provoqué un mort et d’importants dégâts matériels.
L’origine du conflit
Tout a commencé avec une motocyclette. Jocelyn Ballié, jeune Guéré de Bagohouo, a pris possession de l’engin appartenant à un ressortissant malien et l’a caché chez lui. Après plusieurs refus de restitution, le propriétaire a sollicité l’aide de membres de sa communauté.
Ensuite, une bagarre a éclaté au domicile de Jocelyn. Les assaillants, armés de gourdins et de bâtons, ont violemment frappé le jeune Guéré. Il a été évacué vers le centre de santé le plus proche et est décédé le lendemain matin.
Représailles et destructions
Par la suite, les jeunes de la communauté Guéré ont mené des représailles ciblées. Ils ont attaqué des proches et des membres de la communauté malienne impliqués dans la bagarre.
Le bilan matériel est lourd : 26 maisons incendiées, une quinzaine de maisons endommagées, ainsi que des champs de café, cacao, maïs et riz détruits. De plus, des effets personnels, de l’argent et des produits agricoles ont été perdus. Environ 400 personnes, majoritairement des femmes et enfants, se sont réfugiées au domicile du sous-préfet.
Intervention des autorités
Le sous-préfet de Bagohouo, Marius Foulé Kouamé, et le chef de canton, Étienne Djéhi Lessiehi, sont intervenus rapidement pour calmer la situation. Les gendarmes et sapeurs ont sécurisé la zone et limité les dégâts.
Par conséquent, 23 personnes ont été interpellées pour permettre l’enquête sur ces affrontements. De plus, le sous-préfet a annoncé qu’un recensement complet des pertes serait effectué pour soutenir les victimes et informer les autorités compétentes.
Vers la paix et la médiation
Ainsi, cet incident révèle la fragilité des relations communautaires à Bagohouo. Les autorités locales appellent au calme et à la solidarité. Elles insistent sur la nécessité d’un dialogue permanent pour éviter de nouveaux débordements et maintenir la paix dans la région.


