Une révélation du quotidien Soir Info, dans son édition des 13 et 14 décembre 2025, secoue le milieu éducatif. Dans la DRENA d’Adzopé, plus d’un millier d’élèves de classe de 6e présenteraient de sérieuses insuffisances en lecture et en écriture. Certains auraient même quitté le système scolaire dès le premier trimestre.
Une situation déjà observée par le passé
Ce constat ne surprend pas totalement. En effet, il y a deux ans, la même circonscription éducative faisait déjà face à un cas similaire. À l’époque, plusieurs centaines d’élèves affichaient des résultats jugés très faibles. Aujourd’hui, l’ampleur du phénomène inquiète davantage.
Éducation ou simple scolarisation ?
Dès lors, une question s’impose : le système éducatif ivoirien forme-t-il réellement les élèves ou se limite-t-il à les faire passer de classe en classe ?
Certes, les chiffres officiels mettent en avant la construction d’écoles et la hausse des taux de scolarisation. Toutefois, ces progrès quantitatifs peinent à masquer les lacunes pédagogiques.
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Des bases fragiles dès le primaire
Beaucoup d’élèves accèdent au collège sans maîtriser la lecture, l’écriture ou le calcul. Or, sans ces compétences essentielles, la réussite scolaire devient difficile. Accumuler les inscriptions sans consolider les acquis revient à déplacer le problème vers le secondaire.
Des alertes déjà documentées
Dès 2019, une évaluation régionale soulignait que de nombreux élèves terminaient le primaire avec des compétences insuffisantes. Plusieurs années plus tard, les retours du terrain confirment que la situation évolue peu, malgré les réformes annoncées.
Des réformes attendues, mais peu visibles
Les États généraux de l’éducation avaient pourtant suscité beaucoup d’espoirs. Cependant, leur application concrète reste limitée. Le manque de suivi et l’insuffisance des actions de terrain ralentissent les changements attendus.
Les élèves en première ligne
Pendant ce temps, les conséquences s’accumulent. Échecs scolaires, découragement, exclusions précoces. Pour certains enfants, le décrochage débute dès l’entrée en 6e, compromettant leur avenir scolaire.
Un signal qui dépasse Adzopé
Le cas de la DRENA d’Adzopé pourrait ainsi refléter une difficulté plus large à l’échelle nationale. Face à cette réalité, se contenter d’indicateurs de scolarisation ne suffit plus. L’enjeu majeur reste désormais la qualité réelle de l’enseignement.

