La visite de Julius Maada Bio intervient juste après le sommet Cédéao 2025, convoqué d’urgence après la chute du président Umaro Sissoco Embaló. Mandaté par les chefs d’État ouest-africains, Bio a rencontré le Haut Commandement militaire. L’objectif principal était clair : exiger le rétablissement de l’ordre constitutionnel en Guinée-Bissau.
Les militaires justifient leur prise de pouvoir
Les autorités militaires expliquent leur coup d’État par la nécessité de « restaurer l’ordre et la sécurité » dans un pays marqué par des turbulences politiques répétées. Par ailleurs, le ministre bissau-guinéen des Affaires étrangères, João Bernardo Vieira, a salué « la qualité des échanges ». Il a précisé que la transition politique proposée durerait un an, sous réserve de validation par le sommet de la Cédéao prévu le 14 décembre.
Publication imminente des résultats électoraux
La question centrale reste la publication des résultats de l’élection présidentielle interrompue. La délégation de la Cédéao prévoit de rencontrer la Commission nationale électorale (CNE). L’objectif est d’obtenir « les données réelles du processus électoral » et de permettre aux citoyens de connaître le vainqueur. Ces résultats sont cruciaux pour assurer la transparence et la légitimité de la transition politique en Afrique de l’Ouest.
Libération des responsables politiques
La Cédéao insiste également sur la libération immédiate des responsables politiques arrêtés depuis le coup d’État. Le Haut Commandement militaire s’est engagé à résoudre rapidement ce dossier. Cette étape est prioritaire pour garantir la stabilité et la sécurité en Guinée-Bissau.
L’engagement constant de la Cédéao
Enfin, selon Aladji Moussa Timothy Travers, ministre sierra-léonais des Affaires étrangères, la Cédéao restera mobilisée. Elle vise à garantir le retour à l’ordre constitutionnel, à renforcer la sécurité et à maintenir la stabilité politique en Guinée-Bissau. L’objectif est d’éviter un nouvel enlisement politique dans ce pays, souvent confronté aux crises.

