Le gouvernement nigérian a précisé mardi les raisons de l’atterrissage d’un avion militaire au Burkina Faso. La Confédération des États du Sahel (AES) avait dénoncé cette opération comme une intrusion dans son espace aérien. Selon Abuja, l’appareil transportait deux pilotes et neuf militaires lors d’un vol en direction du Portugal. Une défaillance technique a contraint l’équipage à se poser par mesure de sécurité. Tous les passagers sont indemnes.
Une décision de sécurité
Le commodore Ehimen Ejodame, responsable de la communication de l’état-major nigérian, a expliqué que l’avion avait rencontré un problème après son décollage de Lagos. Ainsi, les pilotes ont choisi l’aéroport le plus proche. Les autorités burkinabè ont accueilli l’équipage avec professionnalisme. La mission reprendra dès que possible.
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Réaction des États du Sahel
L’atterrissage a été critiqué lundi par l’AES via la télévision nationale burkinabè. Le ministre de l’Administration territoriale, Émile Zerbo, a lu un communiqué du général Assimi Goûts, président en exercice du bloc, affirmant que l’avion s’était posé « sans autorisation ». L’AES a qualifié l’acte « d’inamical » et a rappelé que tout aéronef pénétrant son espace aérien sans permission pourrait être neutralisé. Les systèmes de défense sont désormais en alerte maximale.
Contexte régional
L’incident survient après le déploiement d’avions nigérians au Bénin, à la demande du gouvernement local, pour contrer une tentative de putsch le 7 décembre. Cependant, cette opération a exacerbé les tensions entre le Nigéria, acteur majeur de la Cédéao, et les pays membres de l’AES, qui avaient quitté l’organisation en janvier 2025.
Abuja assure que l’atterrissage au Burkina Faso relevait uniquement d’une précaution et ne constituait pas une violation délibérée des règles aériennes internationales. Le gouvernement nigérian réaffirme son engagement à respecter toutes les normes de sécurité aérienne.

