Amnesty International a exhorté, ce jeudi, les autorités ivoiriennes à « arrêter de réprimer les manifestations » et à garantir le respect des libertés fondamentales à l’approche de l’élection présidentielle du 25 octobre.
L’organisation de défense des droits humains s’inquiète d’une montée des tensions politiques et d’un climat d’intimidation à l’encontre des opposants et des manifestants. Dans un communiqué, elle déplore que « plusieurs rassemblements pacifiques aient été dispersés par la force », entraînant des interpellations et parfois des blessés.
« Les autorités doivent respecter le droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique. Les citoyens ont le droit de manifester sans craindre la répression », a déclaré un responsable régional d’Amnesty International.
Cette prise de position intervient dans un contexte électoral tendu, marqué par des appels à la transparence du scrutin et par des inquiétudes quant au respect des libertés publiques. Amnesty exhorte le gouvernement à « libérer immédiatement toutes les personnes détenues uniquement pour avoir exercé leurs droits » et à « ouvrir des enquêtes indépendantes » sur les cas d’usage excessif de la force.

