C’est le 3 février 2018 qu’a eu lieu la toute première Journée internationale sans paille. Lancée par un collectif d’associations en partenariat avec le projet Bye Paille porté par l’association « Low Carbon City » qui vise à réduire l’empreinte carbone de la consommation humaine.
En effet, les journées mondiales ont pour objectif de lutter contre une source identifiée de pollution qui se multiplient sur le littoral, en échappant aux règles environnementales. Initiée par l’association « Low Carbon City », cette journée a pour but de sensibiliser ce lundi 3 février 2025, un grand nombre de personnes à travers les pays tributaires des nations unies, contre la pollution plastique. Pour ce faire, chaque citoyen est sensibilisé à boire son soda, son jus de “coco” sans paille.
Ce petit tube de plastique, très utile au demeurant des usagers en bordure des mers et lagunes, est souvent et facilement jeté au sol, créant ainsi une pollution visible et non bio dégradable importante.
En 2023, les Nations unies ont appelé les pays concernés à prendre des dispositions pour mettre fin à ce qu’il qualifie de « désastre de la pollution plastique ». Et la capitale Ivoirienne, Abidjan accueillait à cette occasion, la Journée mondiale pour l’Environnement.
Une menace environnementale négligée…
En Côte d’Ivoire, selon les Nations Unies (ONU), la production annuelle de plastique a plus que doublé en 20 ans pour atteindre plus de 430 millions de tonnes. Et ce chiffre pourrait tripler d’ici à 2060 si rien n’est fait, s’est inquiété l’organisation mondiale.
Le gouvernement ivoirien, au vu de ce rapport de l’ONU en 2023, avait décidé d’interdire la production, la commercialisation, la détention et l’utilisation des sachets plastiques. Mais, au fil des années, la mesure reste encore très peu appliquée dans le pays.
Si la Côte d’Ivoire est ciblée, c’est parce qu’elle possède l’une des économies connaissant la plus forte croissance de toute l’Afrique de l’ouest. Selon le rapport du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), le secteur des plastiques dans le pays emploie de façon approximative, 10 000 personnes dans plus de 40 entreprises, et finance jusqu’à 20 000 emplois informels.
Les déchets plastiques sont des cicatrices dans le pays, les populations vivant le long du littoral et proches des lagunes en Côte d’Ivoire sont les plus grands témoins. Cette pollution plastique, causée en particulier par les pailles, sachets plastiques, récipients, et ustensiles jetables menacent à la fois la pêche et le tourisme. Egalement, néfastes pour des espèces marines essentielles, pour les touristes, pour la santé publique, et l’obstruction des réseaux d’évacuation des eaux qui aggrave les inondations.
Des menaces de plus en plus grandes qui pèsent sur de milliers de personnes. En cette journée internationale sans pailles, tous citoyen doit veiller à la préservation de son environnement avant qu’il ne soit trop tard.
Bekanty N’ko

