La mairie d’Attécoubé lance une vaste campagne de démolition ce lundi 13 juillet 2026. Cette opération cible les constructions érigées sur des sites jugés dangereux. Les autorités veulent ainsi réduire les risques d’éboulements et d’inondations pendant la saison des pluies.
Un calendrier précis sur deux semaines
La mairie vise cinq secteurs : Nematoulaye, Djéné Écaré, Santé 3, Cité Fairmont et Attecoubé 3. Les agents municipaux ont déjà distribué des sommations de quitter les lieux les 10 et 11 juillet. Les occupants disposaient de trois jours pour partir.
Les équipes prévoient un déroulement progressif des travaux :
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13 et 14 juillet : Les ouvriers effectuent des « petites casses » et des « décoiffements ». Ils retirent d’abord les parties fragiles des habitations.
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15 juillet : Les engins lourds entrent en action à la Cité Fairmont.
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16, 17, 20 et 21 juillet : Les machines détruisent les bâtisses à Attecoubé 3 et Nematoulaye.
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22 au 24 juillet : Les démolitions s’achèvent dans le secteur de Santé 3.
La municipalité demande aux riverains d’évacuer rapidement les sites avec leurs biens.
L’inquiétude grandit chez les habitants
L’opération suscite une vive détresse malgré les objectifs de sécurité. Plusieurs familles pauvres redoutent de se retrouver à la rue.
Les locataires des maisons en bois ou en tôle s’inquiètent particulièrement. Ils attendent des solutions concrètes. Pour l’instant, le relogement reste la principale zone d’ombre de ce projet.
Un accompagnement municipal flou
La mairie mobilise plusieurs services pour encadrer le processus. La Direction socioculturelle, la Direction technique et la Direction financière suivent le dossier. Les Comités de restructuration des quartiers (CREQ) apportent aussi leur aide sur le terrain.
Pourtant, les autorités n’ont encore annoncé aucun site d’hébergement d’urgence. Les sinistrés ignorent tout des mesures de compensation prévues.
Un test pour le reste du pays
Cette campagne dépasse les frontières d’Attecoubé. Elle pourrait servir de modèle aux autres communes ivoiriennes. Beaucoup de villes font face à l’urbanisation rapide et aux constructions anarchiques.
Les autorités nationales observent donc de près cette initiative. En attendant, la mairie appelle les populations à coopérer. Selon elle, la protection des vies humaines reste la priorité absolue.

