Le PDCI-RDA est monté au créneau après l’annonce de la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI), décidée lors du Conseil des ministres du 6 mai 2026.
Face à la presse ce jeudi à Abidjan, le porte-parole du parti, Bredoumy Soumaïla, a exprimé les préoccupations de sa formation politique concernant cette décision gouvernementale.
Le PDCI-RDA dénonce une décision unilatérale
Le parti dirigé par Tidjane Thiam estime que la dissolution de la CEI constitue une décision sensible qui aurait nécessité une large concertation avec les forces politiques et sociales du pays.
Selon le PDCI-RDA, l’organe électoral avait été créé dans un cadre consensuel au début des années 2000. Le parti considère donc qu’une réforme aussi importante doit reposer sur le dialogue et le consensus national.
Des interrogations sur le futur système électoral
Dans sa déclaration, le PDCI-RDA rappelle également les nombreuses critiques adressées à la CEI ces dernières années.
Le parti évoque notamment les tensions politiques, les contestations électorales et les crises de confiance qui ont marqué plusieurs scrutins organisés sous la supervision de cette institution.
Toutefois, le mouvement estime que la dissolution de la CEI ne suffira pas à elle seule à restaurer la confiance dans le système électoral ivoirien.
Un appel à un dialogue national
Le PDCI-RDA demande désormais l’ouverture rapide d’un dialogue politique inclusif réunissant les partis politiques, la société civile et les différentes parties prenantes au processus électoral.
Pour le parti, cette concertation devra permettre de définir les bases d’un futur organe électoral crédible, indépendant et capable de garantir des élections transparentes et apaisées.
Le mouvement insiste également sur la nécessité d’aborder la question de la révision de la liste électorale ainsi que les garanties liées à l’organisation des prochains scrutins.
Une réforme au cœur du débat politique
Avec cette réaction du PDCI-RDA, le débat autour de la réforme électorale continue de prendre de l’ampleur en Côte d’Ivoire.
Plusieurs formations politiques réclament désormais une refonte profonde du système électoral afin de renforcer la confiance des citoyens et de prévenir de nouvelles tensions politiques.

