Le président du Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N’Guessan, s’est prononcé sur la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI). Lors d’une conférence de presse tenue le 7 mai 2026 aux Deux-Plateaux-Les Vallons, il a salué cette décision du gouvernement ivoirien.
Affi N’Guessan réclame une structure plus crédible
Face aux journalistes, le leader du FPI a estimé que le principal problème du système électoral ivoirien repose sur le manque de confiance autour de l’organe chargé des élections.
Selon lui, la composition actuelle de la CEI ne permettait pas de garantir une gestion équilibrée et apaisée du processus électoral. Il considère que cette situation a souvent favorisé les contestations politiques et les tensions pendant les différentes élections.
Un modèle basé sur l’équilibre des forces
Pour éviter de nouvelles crises, Pascal Affi N’Guessan propose la création d’une institution électorale reposant sur un équilibre entre trois principales composantes : l’opposition, le pouvoir et la société civile.
Il souhaite également que le futur président de cette structure soit désigné de façon consensuelle parmi des personnalités reconnues pour leur neutralité et leur crédibilité.
Selon lui, une telle réforme pourrait contribuer à renforcer la confiance des acteurs politiques et des populations dans les futures élections.
Le multipartisme et les libertés au cœur des échanges
La conférence de presse a aussi permis au président du FPI d’évoquer la situation politique du pays depuis l’instauration du multipartisme en 1990.
Pascal Affi N’Guessan a reconnu que ce système avait favorisé plusieurs avancées démocratiques en Côte d’Ivoire. Toutefois, il estime que certaines libertés connaissent aujourd’hui des restrictions.
Le leader politique a notamment dénoncé ce qu’il considère comme des atteintes à la liberté d’expression et aux droits humains.
Un appel à l’unité
Au terme de son intervention, Pascal Affi N’Guessan a lancé un appel au rassemblement des Ivoiriens.
Dans un contexte marqué par les débats autour de la réforme du système électoral, il a insisté sur la nécessité de préserver la cohésion nationale et de favoriser un dialogue politique apaisé.

