Entre 2020 et 2025, les opérations électorales en Côte d’Ivoire ont mobilisé environ 270,5 milliards de FCFA. Ainsi, cette enveloppe budgétaire se répartit sur plusieurs années. Le montant s’élève à 75,9 milliards en 2020. Ensuite, il atteint 12,9 milliards en 2021, puis reste identique en 2022. En 2023, les dépenses montent à 52 milliards. Par la suite, l’année 2024 enregistre 26,2 milliards. Enfin, 2025 affiche 90,6 milliards. Ces variations s’expliquent par l’organisation des grands scrutins nationaux. Par ailleurs, elles découlent des opérations de révision des listes électorales.
Des critiques sur l’efficacité des dépenses électorales
L’ancien préfet Vincent Toh Bi remet en cause l’impact de ces investissements. En effet, il interroge leur contribution réelle à la consolidation démocratique.
Les élections de 2020 ont connu des tensions, selon lui. De plus, d’autres consultations électorales ont été marquées par des violences. Ainsi, ces événements ont causé des pertes en vies humaines. Ils ont également entraîné des dégâts matériels et des arrestations.
Une participation électorale jugée insuffisante
Par ailleurs, plusieurs scrutins ont été contestés, d’après son analyse. En outre, le taux de participation reste faible lors des législatives et des élections locales.
Cette situation nourrit une méfiance entre une partie de la classe politique et certains citoyens. De ce fait, la Commission Électorale Indépendante est également concernée par ces critiques.
Une remise en cause de l’efficacité institutionnelle
Vincent Toh Bi s’interroge sur la pertinence des dépenses engagées. En conséquence, il souligne leur faible impact sur la confiance électorale.
Ainsi, la crédibilité des institutions dépend de la transparence. Elle dépend également de la fiabilité des processus électoraux.
Vers un audit de la CEI
En outre, un audit complet de la CEI est proposé par Vincent Toh Bi. Cette démarche permettrait d’évaluer la gestion financière.
De plus, elle analyserait les investissements réalisés. Enfin, l’évaluation porterait sur l’efficacité des dispositifs techniques et humains.
Selon lui, cet exercice demeure essentiel. Il permettrait de tirer des enseignements concrets. Par conséquent, il contribuerait à améliorer durablement le système électoral. Sans cela, de nouvelles dépenses pourraient manquer d’impact sur la stabilité politique.

