La démission d’Aka Boni Marc du FPI marque un épisode politique majeur au sein du Front Populaire Ivoirien. Le Secrétaire général adjoint du parti a annoncé son départ collectif avec l’ensemble de son cabinet politique, à la suite de divergences profondes avec la direction du FPI.
Candidat indépendant lors des élections législatives du 27 décembre 2025, Aka Boni Marc quitte officiellement le parti aux côtés de vingt secrétaires nationaux, de cadres influents, de secrétaires généraux de sections et de nombreux militants. Cette décision prend effet immédiatement.
Dans une correspondance datée du 2 janvier 2026 et adressée au président du FPI, les démissionnaires évoquent des désaccords politiques, organisationnels et stratégiques devenus incompatibles avec leur engagement initial. Selon eux, la gouvernance interne du parti ne reflète plus les valeurs de dialogue et de collégialité qu’ils défendaient.
Parmi les griefs avancés figure d’abord le choix jugé arbitraire du candidat du FPI à Bongouanou commune lors des législatives. Ensuite, les signataires dénoncent leur retrait des plateformes officielles du parti, une décision perçue comme une mise à l’écart politique. Enfin, ils pointent une campagne de dénigrement attribuée à certains cadres du FPI dans la région du Moronou.
Ainsi, la démission collective au FPI révèle une crise interne plus large. Elle illustre les tensions persistantes au sein du parti, notamment dans les structures locales. Pour plusieurs observateurs, ce départ fragilise l’implantation du FPI dans le Moronou et accélère la recomposition politique régionale.
Toutefois, Aka Boni Marc et ses soutiens n’ont pas encore dévoilé leurs prochaines orientations politiques. Leur départ ouvre néanmoins une nouvelle phase du jeu politique local, à quelques mois de l’installation complète de la nouvelle législature.

