Cette étude est formelle : l’infidélité a des conséquences dévastatrices sur votre cerveau (qu’on ignore souvent)
Fidèle ou volage, et si la vraie réponse se trouvait dans vos neurones ? Bien loin des clichés sur les pulsions incontrôlables ou les promesses éternelles, une étude scientifique s’est penchée sur ce qui se passe dans le cerveau des hommes lorsqu’ils sont confrontés à l’amour… ou à sa version romantique.
À travers une expérience menée sur deux groupes bien distincts. Les uns se disant monogames, les autres assumant leur non-monogamie. Les chercheurs ont observé des réponses cérébrales étonnamment différentes. Des résultats qui pourraient bien rebattre les cartes de ce que l’on croit savoir sur la fidélité.
Ce que révèle le cerveau des hommes fidèles face à l’amour
Il y a des vérités qu’on préférerait ignorer. Comme celle qui dit que le cerveau d’un homme fidèle ne réagit pas tout à fait comme celui d’un homme infidèle lorsqu’il est exposé à des images romantiques. C’est pourtant ce que révèle une étude menée en 2017 par Lisa Dawn Hamilton et Cindy M Meston, qui ont analysé les réactions de deux groupes de dix hommes à l’aide de l’imagerie IRMf, une technique permettant de cartographier l’activité cérébrale en temps réel.
Dans leur protocole, chaque participant a été exposé à des images à caractère romantique et sexuel. Leurs profils ? Dix hommes se disant monogames, dix autres non monogames. Les résultats ont fait apparaître une différence frappante : seules les images romantiques provoquaient une activité cérébrale distincte entre les deux groupes.
Les zones activées diffèrent selon le type de relation
Ce qui saute aux yeux, ou plutôt au cerveau, c’est que les hommes engagés dans une relation monogame ont vu leur hémisphère droit s’illuminer à la vue d’images romantiques. Plusieurs zones clés du cerveau ont été activées : le cortex orbitofrontal, l’insula, le striatum, le pallidum, le thalamus et le noyau accumbens. Ces zones sont toutes liées au système de récompense et à la régulation émotionnelle. « Les résultats indiquent que les hommes monogames présentent une activité neuronale liée à la récompense plus importante lorsqu’ils regardent des images romantiques que les hommes non monogames« , comme le rapporte Yourtango. Cela laisse penser que les sentiments amoureux et la reconnaissance émotionnelle sont vécus différemment selon le type de relation.
Fait notable : les deux groupes ont réagi de manière similaire aux images à caractère sexuel. Ce n’est donc pas le désir ou l’attirance physique qui est en jeu, mais bien la perception émotionnelle de la romance.
Monogamie, cerveau et campagnols : une piste animale pour comprendre
Ces résultats ne sont pas sans rappeler ceux obtenus sur les campagnols des prairies, un petit rongeur connu pour sa fidélité légendaire. Chez ces animaux, on a observé une concentration élevée de récepteurs à la vasopressine et à la dopamine dans les zones du cerveau liées à l’attachement.
L’étude humaine suggère un parallèle troublant. « Ces résultats démontrent que le traitement neuronal des images romantiques diffère selon qu’ils sont monogames ou non« , affirment les chercheuses. Et même si les chercheurs insistent sur la nécessité de mener des études à plus grande échelle, ce premier constat ouvre une voie intrigante : celle d’une fidélité (ou non) qui pourrait être en partie câblée dans le cerveau.
Reste à savoir si cette différence biologique influence les choix ou si elle reflète simplement des préférences acquises. En attendant d’en savoir plus, mieux vaut continuer à se parler franchement… plutôt que d’imaginer embarquer son partenaire dans une IRMf.
Source: Aufeminin


