Jusqu’en juin 2025, Orano possédait la majorité de la Société des mines de l’Aïr (Somaïr), tandis que l’État nigérien détenait une part minoritaire. La nationalisation permet désormais au Niger de contrôler entièrement la production et la vente de l’uranium. Le président Abdourahamane Tiani a souligné que le pays peut vendre ses ressources à ses partenaires de choix, dans le respect des règles du marché.
Le gouvernement nigérien prévoit également d’élargir ses partenariats avec des pays comme l’Iran et la Russie. Cette stratégie vise à sécuriser les ventes et à diversifier les acheteurs.
Les sites concernés et le litige avec Orano
La Somaïr reste le site actif le plus important du Niger. La La Compagnie minière d’Akouta (Cominak) est fermée depuis 2021, et le gisement d’Imouraren contient 200 000 tonnes d’uranium, ce qui en fait l’un des plus vastes au monde.
Niamey a retiré le permis d’exploitation à Orano, déclenchant un litige juridique. En septembre 2025, Orano a obtenu un jugement favorable concernant la Somaïr. Toutefois, le Niger poursuit sa stratégie de vente de l’uranium de manière indépendante.
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Transport et commercialisation
Un convoi transportant 1 000 tonnes d’uranium a quitté Arlit pour le port de Lomé, au Togo, en traversant le Burkina Faso. Cette opération montre que le Niger agit concrètement pour vendre son uranium malgré les différends juridiques. Le concentré sur le site représente une valeur de 250 millions d’euros.
Poids du Niger sur le marché mondial
Le Niger fournit environ 5 % de l’uranium naturel mondial. La vente de l’uranium confirme la volonté du pays de se positionner comme acteur indépendant et fiable sur le marché international.
Avec ce lancement, le Niger affirme sa souveraineté sur ses ressources minières. La mise sur le marché de l’uranium illustre sa capacité à exploiter ses richesses et à renforcer sa position stratégique dans le commerce mondial.

