Le député sortant Auguste Dago a officiellement annoncé son retrait des législatives 2025 dans la circonscription de Hiré-Zégo. Cette décision, prise sous la pression des populations locales et des autorités traditionnelles, intervient quelques semaines avant le scrutin du 27 décembre et marque un tournant dans son engagement politique.
Dans un courrier adressé le 26 novembre à la présidente du Conseil constitutionnel, il a officiellement exprimé sa volonté de se retirer du scrutin.
« Par conséquent, je vous prie de bien vouloir retirer ma candidature de la liste définitive que publiera le Conseil constitutionnel », écrit-il.
Cependant, sa demande a été jugée irrecevable, car le délai légal de retrait avait expiré.
Une décision sous pression locale
Le député explique que sa décision résulte d’une pression insistante des populations et des autorités traditionnelles locales.
« Depuis quelques jours, la Chefferie et les formidables populations militantes de Hiré et Zégo me demandent de façon pressante de me retirer des élections », précise-t-il.
Il reconnaît que ses partisans sont réticents à l’idée de céder la localité aux adversaires politiques, mais il a choisi de respecter la volonté des habitants.
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Espoir de contre-pouvoir abandonné
Auguste Dago nourrissait l’espoir que ces législatives permettent la création d’un contre-pouvoir au Parlement.
« Je croyais en la possibilité d’instaurer un véritable contre-pouvoir à ce régime par la constitution d’un groupe fort de l’opposition », explique-t-il.
Mais face à la demande populaire, il a préféré obtempérer. Le 27 novembre 2025, il s’est rendu au Conseil constitutionnel pour déposer officiellement sa demande de retrait.
Fidélité à Laurent Gbagbo
Évoquant sa récente révocation des instances dirigeantes du PPA-CI, Auguste Dago interprète cette décision comme un message du président Laurent Gbagbo.
« Le message a été reçu, Chef. Je rentre dans les rangs pour qu’on continue ensemble le combat », affirme-t-il, réaffirmant sa fidélité à l’ancien président qu’il sert depuis plus de 27 ans.
Malgré ce retrait, le député se dit de bonne foi et reste à disposition de Laurent Gbagbo pour les prochaines étapes du combat politique.

