Charles Blé Goudé, ancien ministre de la Jeunesse, a choisi NCI pour révéler les coulisses de sa rupture avec Laurent Gbagbo. Entre confidences sur une mission secrète à la CPI, accusations d’ingérence politique et dénonciation d’un « conglomérat » ayant infiltré la gauche ivoirienne, l’ex-leader étudiant rompt avec des années de réserve.
Durant sa détention à la Cour pénale internationale, Blé Goudé assure que Gbagbo ne lui a donné qu’une seule mission : négocier la rétrocession du siège du FPI à Abidjan. Cette tâche, qu’il décrit comme un succès personnel, marque selon lui le début d’une hostilité inexplicable.
Plus tard, après leur libération provisoire, Blé Goudé affirme avoir reçu un message glaçant lui interdisant tout contact avec le président, annonçant le début d’un plan visant à l’écarter définitivement.
L’ancien ministre accuse un groupe de cadres, dont Stéphane Kipré et d’anciens proches de l’UNG, de contrôler désormais la gauche ivoirienne et de préparer les législatives en marginalisant ceux ayant lutté historiquement avec Gbagbo. Il décrit ce mouvement comme une tentative d’expropriation du parti.
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Blé Goudé détaille également ses efforts pour rencontrer le président, via pasteurs, chefs coutumiers et lettres manuscrites, sans succès. Selon lui, l’entourage présidentiel, notamment Nady Bamba, aurait instauré un « corridor » filtrant tout accès à Gbagbo.
Il dénonce un complot contre la gauche ivoirienne, affirmant que l’isolement des anciens camarades de lutte prouve l’existence d’une manœuvre interne. Après trois ans de silence, il confie avoir souffert en silence, notamment via des attaques sur les réseaux sociaux attribuées à Nady Bamba.
Malgré ses critiques, Blé Goudé conclut sur un appel à la réconciliation : il demande pardon à Laurent Gbagbo « s’il l’a offensé » et affirme sa fidélité, tout en dénonçant un système étouffant la gauche ivoirienne.

