Le gouvernement malgache a officiellement annoncé le retrait de Madagascar de la présidence tournante de la SADC, que le pays avait obtenue le 17 août 2025 lors du 45ᵉ Sommet des Chefs d’État et de Gouvernement de l’organisation régionale. Le mandat, confié à l’ancien président Andry Rajoelina, devait initialement s’étendre jusqu’en août 2026.
Selon les autorités, cette décision stratégique reflète la volonté de recentrer les efforts de l’État sur les priorités nationales, notamment la reconstruction des institutions, le renforcement de la cohésion sociale et la stabilité politique dans un contexte de redéfinition institutionnelle.
Cette annonce intervient peu après la visite d’une délégation de la SADC, qui a rencontré le nouveau gouvernement et d’autres parties prenantes nationales afin de favoriser un dialogue inclusif et d’identifier les causes profondes des tensions politiques et sécuritaires.
Le communiqué officiel de la Présidence de la Refondation précise que ce retrait ne remet pas en cause l’attachement de Madagascar à la SADC, mais s’inscrit dans une démarche de responsabilité nationale et de renouvellement politique. La Refondation, soutenue par le peuple, vise à instaurer durablement la paix, la stabilité et un développement harmonieux, en cohérence avec les valeurs de coopération régionale.
Cette décision peut également être perçue comme un message indirect à l’Union africaine (UA), qui avait suspendu l’adhésion de Madagascar suite à la crise politique récente. Le gouvernement semble ainsi manifester une certaine désillusion face aux grandes organisations continentales, dont le soutien concret au développement des États membres reste parfois limité.

