Un appel lancé sur les réseaux sociaux
C’est Louis Sarkozy qui a donné le ton sur le réseau X (anciennement Twitter) :
« Soyons nombreux à venir exprimer notre soutien à Nicolas Sarkozy ce 21 octobre à 8 h 30, à l’angle des rues Pierre-Guérin et de la Source. »
Son frère Jean Sarkozy a rapidement relayé le message, évoquant une « épreuve injuste » pour leur père. Les deux insistent sur le caractère pacifique du rassemblement et demandent à leurs sympathisants de « rester calmes et respectueux ».
L’annonce a été reprise par de nombreux médias et partagée des milliers de fois, donnant un ton presque militant à cette journée symbolique.
Une condamnation confirmée en septembre
Reconnu coupable de financement illégal de campagne électorale, Nicolas Sarkozy a été condamné à cinq ans de prison, dont trois ferme, pour avoir accepté des fonds du régime libyen de Mouammar Kadhafi.
La Cour de cassation, saisie par la défense, a confirmé la peine en septembre 2025, rendant l’exécution immédiate.
À 70 ans, l’ancien président n’a pas souhaité demander de report ni d’aménagement de peine. Selon son entourage, il « veut affronter cette épreuve la tête haute ».
Nicolas Sarkozy : « Je n’ai rien à me reprocher »
Dans un entretien exclusif à BFMTV, Nicolas Sarkozy a affirmé :
« Je garderai la tête haute. Je n’ai pas peur de la prison. Ce que je vis est une injustice, mais je n’ai rien à me reprocher. »
Ces mots, chargés d’émotion, ont ravivé le clivage politique autour de son cas.
À droite, plusieurs responsables des Républicains dénoncent un « acharnement judiciaire », tandis qu’à gauche, on salue la « victoire d’une justice indépendante, au-dessus des puissants ».
Une opinion publique divisée
Les appels à la mobilisation témoignent d’un profond clivage dans la société française.
Certains voient dans cette incarcération un acte fort de l’État de droit, d’autres un procès politique visant à ternir l’image d’un ancien président populaire.
Selon un sondage fictif OpinionDirect, 54 % des Français jugent cette condamnation « justifiée », tandis que 39 % estiment qu’elle « fragilise la justice ».
Une page sombre de la Ve République
L’entrée en prison de Nicolas Sarkozy, après celle de Jacques Chirac condamné avec sursis en 2011, marque un nouveau tournant dans l’histoire politique française.
Si ses soutiens promettent de ne pas « laisser l’honneur du président bafoué », ses opposants rappellent qu’« aucun citoyen n’est au-dessus de la loi ».

