À moins de deux mois de l’élection présidentielle d’octobre 2025, la Côte d’Ivoire a été frappée par un drame tragique. Une attaque terroriste dévastatrice dans le hameau de Difita, situé à deux kilomètres de la frontière avec le Burkina Faso, dans le département de Téhini.
Dans la nuit du 24 au 25 août 2025, des individus armés non identifiés ont pris pour cible la localité de Difita. Bilan provisoire : quatre civils tués, un autre porté disparu, et une femme grièvement brûlée. Des habitations ont été incendiées, et du bétail emporté, soulignent les autorités ivoiriennes. Réagissant rapidement, l’armée a mobilisé des moyens aériens et terrestres pour traquer les assaillants, qui ont réussi à fuir avant l’arrivée des renforts.
Une situation préoccupante, mais sous contrôle
Le ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, a reconnu la gravité de la situation, tout en rassurant l’opinion publique “la situation est préoccupante mais sous contrôle”. Ce type d’attaque rappelle des incidents antérieurs dans les régions frontalières du nord du pays, qui, bien que sporadiques depuis 2021, soulignent la vulnérabilité persistante de ces zones face aux menaces djihadistes. La Côte d’Ivoire reste essentiellement épargnée par les attaques djihadistes massives qui frappent ses voisins de l’espace sahélien.
Cependant, des opérations ponctuelles comme celle de Difita illustrent le risque d’importation de la violence depuis des foyers instables tels que le Burkina Faso et le Mali. Ces événements surviennent dans un contexte déjà marqué par des coups d’éclat terroristes, notamment l’attaque meurtrière de Grand-Bassam en 2016, même si le pays n’a pas subi d’attentats de cette ampleur depuis.
Pour rappel, c’est en octobre 2024, que les autorités ivoiriennes ont gelé les avoirs de 29 individus soupçonnés de financer ou participer à des activités terroristes, soulignant la dimension préventive des politiques sécuritaires.
Cette attaque survient à un moment crucial où la sécurité nationale doit être assurée afin de garantir des élections libres, transparentes et sereines. La Côte d’Ivoire, tout en poursuivant ses ambitions démocratiques, doit maintenir une vigilance constante face à des menaces transfrontalières persistantes.
Bekanty N’ko

