Le jour le plus dur du deuil n’est pas l’enterrement. Et ce n’est pas l’anniversaire de celui qui n’est plus là. Ce n’est pas l’anniversaire, ni la date marquée, ni la vive douleur attendue.
Le jour le plus dur est celui qui ressemble à n’importe quel autre jour.
C’est ce moment ordinaire où quelque chose de beau se produit dans votre vie… et où vous réalisez soudain que vous ne pouvez plus le partager avec cette personne. C’est une joie qui fait mal, car à l’intérieur réside l’ombre de l’absence.
Ou c’est le jour où vous souffrez et où vous aspirez à ces bras familiers, à cette voix qui a toujours su apaiser la tempête en vous.
Le jour le plus dur est un simple dimanche. Un silence qui hurle. Le temps qui s’éternise, ne laissant derrière lui que le vide. C’est un jour sans aucun événement, mais rempli d’un désir insupportable.
Et même au cœur de cette douleur, il y a une lumière fragile. Car si nous sommes en deuil, c’est que nous avons aimé. Et tout ce que nous avons perdu était réel. Et la mémoire, c’est la preuve que l’amour ne disparaît pas. Il change simplement de forme.
Que la Lumière soit!
Une chronique d’Ameday KWACEE

